La valse

Comment parler de danse sans valse, après ça plait ou pas à vous de juger?

LA VALSE: Populaire ou de société, la valse est une danse généralement écrite sur une mesure à 3/4, prise parfois à la noire (valse lente à trois temps binaires) ou le plus souvent à la blanche pointée (à la mesure, à un temps ternaire) cadençant son fameux rythme ternaire et dans laquelle le couple enlacé se déplace sur la piste en tournant sur lui-même.

La valse a gagné ses lettres de noblesse dans les années 1780 à Vienne et s'est ensuite répandue dans d'autres pays.

Certains [1] supposent que la valse a pour origine des danses populaires en Allemage ou en Autriche. Certaines remontant jusqu'au XIVè siècle. Elles se sont développées en opposition des danses de cour dansées en Autriche ou dans les principautés allemandes. Ces danses de cour, telles que le menuet, étaient très formelles sous l'influence de la cour française de Versailles. Il y avait donc une grosse différence entre ces danses de cour rigides et dansées en ligne et ces danses populaires à trois temps, en couple fermé en rotation. La valse aurait aussi été influencée par la volte, danse de bal à trois temps pratiquée au XVIe siècle, apparentée elle à la gaillarde.

D'autres pensent le contraire [2].

Elle prend le plus souvent la forme bipartite à da capo du menuet disparaissant, avec ses reprises (AA BB - CC DD - AB) pouvant être précédée d'une courte introduction voire d'un prélude non-dansé, et suivi d'une coda qui peut se substituer au "da capo" en prenant des dimensions plus larges, reprenant successivement tout ou partie des thèmes principaux. Si mélodiquement, il est est probable qu'elle soit une transformation de l'allemande du XVIIIe siècle, elle-même dérivée du Ländler, rythmiquement, ce qui caractérise le plus la valse, c'est son accompagnement basé sur un premier temps fort et appuyé sur la basse et de deux temps plus faibles, légers, au ténor et à l'alto formant des contretemps ternaires, la voix de soprano ne laissant que rarement la mélodie au ténor. De carrure toujours simple, c'est une succession de phrases formées de 8 mesures pour les danses les plus rudimentaires, de 16 ou 32 mesures voire 64 pour les plus élaborées, chacune d'elles étant redivisible en demi-phrases égales (antécédent/conséquent).

C'est le roman de Goethe, Les Souffrances du jeune Werther (1774) qui présente une scène de bal avec valse et qui a assuré sa promotion définitive.

Mais c'est la Révolution française qui a assuré le déclin de ces danses de cour et la pratique courante de la valse. Avec de plus les premières utilisations du parquet et des chaussures de cuir, qui permettaient de passer de pas sautés à des pas glissés.

Par la suite, la Restauration n'a pas réussi à rétablir les danses de cour de l'Ancien Régime. Et au congrès de Vienne en 1815 qui retraçait les frontières de l'Europe occupée quelques années plus tôt par Napoléon, la valse s'est imposée : "le Congrès valse, mais n'avance pas" disait Talleyrand.

A compter de 1840, les danses de salon se sont nettement séparées des danses de ballet. Les professeurs de danse ont notamment commencé à les enseigner séparément et la profession de maitre de danse de salon est apparu. [3]

Dans la 2ème moitié du XIXe siècle des compositeurs ont écrit des morceaux de valse relevant de la musique classique, en parallèle des milliers de titres de valse qui avaient été écrits pour être dansés. [1] Le plus célèbre est Le Beau Danube bleu. Les titres principaux sont listés plus bas.

La valse a été longtemps considérée comme inconvenante. Le chevalier de Ségur disait en parlant d'une jeune fille :"Elle à son pucelage, moins la valse".

# Posté le jeudi 30 octobre 2008 07:14

Marie Claude Pietragalla

Marie-Claude Pietragalla est une danseuse et chorégraphe française née à Paris le 2 février 1963.

À 16 ans, elle intègre le Ballet de l'Opéra national de Paris et est nommée étoile le 22 décembre 1990, à l'issue de la représentation de Don Quichotte où elle interprète le rôle de Kitri. En 1998, elle est nommée à la direction du Ballet national de Marseille où elle reste cinq ans. Après un conflit ,les danseurs de la compagnie obtiennent sa démission.

En 1992, elle a dansé à l'Opéra Bastille avec Patrick Dupond Le lac des cygnes.

En 2000, elle se produit dans un "one-woman show", Don't look back, un solo créé pour elle par Carolyn Carlson. En octobre de cette même année, elle présente le ballet Sakountala qui évoque la lutte supposée de la sculptrice Camille Claudel avec ses démons.

En 2002, elle est la chorégraphe de Enzo, un duo créé pour le spectacle de Christophe à l'Olympia (Victoire de la Musique 2002).

En 2003, elle est également la chorégraphe de Métamorphoses pour l'école de danse de Marseille,ainsi qu'un spectacle autour de Léo ferré qui sera donné au Théâtre Toursky,puis à l'Olympia ,sur des musiques de Léo Ferré et Elizabeth Cooper. Elle signe une nouvelle version de Don Quichotte (Minkus-Cooper)

Depuis 2004, elle dirige sa propre compagnie, la Pietragalla Compagnie.

En 2006, elle présente un spectacle nommé Conditions humaines.

En 2007, elle entame sa deuxième année de résidence en région Nord-Pas-de-Calais et crée, sur une commande de Pierre Cardin, le spectacle Sade ou le théâtre des fous. Présenté au château de Lacoste en juillet 2007, ce ballet sera donné en février 2008 à l'Espace Pierre-Cardin à Paris.

Marie Claude Pietragalla

# Posté le jeudi 30 octobre 2008 07:05

la capoeira : un art martial proche de la danse

La capoeira est un art martial Afro-brésilien qui puise ses racines dans les méthodes de combat et les danses des peuples béninois du temps de l'esclavage au Brésil. On situe l'origine de ces techniques en Angola, une ancienne colonie portugaise. Une forme très analogue, aussi bien dans les gestes que dans les rythmes, est d'ailleurs connue et pratiquée dans tout l'océan Indien sous le nom de Moringue depuis plusieurs siècles. La capoeira est un art martial qui utilise beaucoup les pieds car les mains des esclaves étaient enchaînées. Au début, les mouvements étaient très proches du sol (copiés sur les mouvements des animaux) mais avec l'arrivée de peuples orientaux avec leurs propres techniques d'art martial, la capoeira a développé les coups de pieds et de nombreuses acrobaties.

A voir absolument tout simplement super!!
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# Posté le jeudi 30 octobre 2008 07:02

Sylvie Guillem

Sylvie Guillem
Sylvie Guillem, née le 25 février 1965 à Paris, est une danseuse française formée à la gymnastique de compétition par sa mère jusqu'à l'âge de 11 ans. Elle découvre la danse lors d'un stage à l'école de danse de l'Opéra de Paris. Claude Bessy, alors directrice de l'école, remarque immédiatement ses capacités exceptionelles et son potentiel pour le ballet et lui offre une place dans la prestigieuse école.

Elle entre à l'Opéra national de Paris à 12 ans. Elle est engagée dans le corps de ballet en 1981 à l'âge de 16 ans. Deux ans plus tard, elle remporte la médaille d'or au Concours international de ballet de Varna en Bulgarie. Le 24 décembre 1984, Sylvie Guillem devient première danseuse pour une durée de seulement 5 jours puisqu'une nouvelle nomination suivra le 29 décembre 1984.

Sylvie Guillem est nommée, à seulement 19 ans, danseuse étoile par Rudolf Noureev le 29 décembre 1984 à l'issue de son interprétation du Lac des Cygnes avec le double rôle d'Odette/Odile. Sylvie devient la plus jeune étoile de l'ère Noureev à la tête du Ballet de l'Opéra de Paris. Une série de premiers rôles suivent cette nomination, parfois avec Noureev lui-même comme partenaire. Elle quitte l'Opéra en 1989 pour se consacrer à une carrière internationale. Elle est actuellement « soliste invitée » au Royal Ballet.

Son départ de l'Opéra de Paris en 1989 fait scandale en France, l'affaire est même traitée à l'Assemblée nationale et Jack Lang, ministre de la culture de l'époque, doit rendre des comptes aux députés. Elle entre au Royal Ballet de Londres le 14 avril 1989. Durant cette période, Sylvie Guillem qui se fait une réputation d'artiste capricieuse, refusant de manger à la cantine de la compagnie ou encore n'accordant l'exclusivité de ses photos ou interviews qu'à un certain nombre de journalistes ou de photographes ; on lui attribue même le surnom de « Mademoiselle Non ».

Ses collaborations avec des chorégraphes tels que William Forsythe, Maurice Béjart, Mats Ek, et plus récemment Russell Maliphant, ont apporté un nouvel élan à sa carrière. Béjart lui permet de développer sa sensibilité envers la danse moderne qui lui vaut ses lettres de noblesse dans cet art. Ek et Maliphant[1] ont créé pour elle des solos et des duos permettant à ses capacités techniques hors du commun de s'exprimer dans le champ de la danse contemporaine.

En 2006, Sylvie Guillem a collaboré et dansé avec Akram Khan dans Sacred Monsters que le chorégraphe britannique a écrit à sa demande. Elle prépare une création avec Robert Lepage et Russell Maliphant pour février 2009 au Sadler's Wells Theatre.

Sylvie Guillem a remporté de multiples distinctions tout au long de sa carrière, elle a foulé les planches des plus grands théâtres, dont le Théâtre Kirov de Saint-Pétersbourg et l'American Ballet Theater de New York.

* 1983 : Médaille d'or au Concours international de ballet de Varna
* 1984 : Prix du Cercle Carpeaux (Paris)
* 1988 : Prix Andersen de meilleure danseuse (Copenhague), Grand Prix national de danse (Paris), Commandeur des Arts et Lettres (Paris)
* 1989 : Grand Prix Pavlova
* 1993 : Médaille de Vermeil de la Ville de Paris
* 1994 : Chevalier de la Légion d'honneur, distinction remise par François Mitterrand
* 1999 : Chevalier de l'Ordre national du Mérite
* 2000 : Gente Dame d'Honneur des Hospitaliers de Pomerol
* 2003 : Honorary Commander of the Most Excellent Order of the British Empire, décerné par la reine Elisabeth II

# Posté le jeudi 30 octobre 2008 06:44

stravinsky project...... michael clark company

stravinsky project...... michael clark company
Part one
Écrire une danse arquée, tendue, sophistiquée, jouer de l'élégance de pointes subliminales sur de la musique rock ou punk (Sex Pixtols, Iggy Pop, etc...), c'est là tout le génie de Michael Clark, qui lui vaut sa renommée internationale. Il en offre, sous le titre Part one, une composition originale, en lever de rideau sur les deux pièces présentées cette année, la première et la toute dernière de sa trilogie autour de Stravinsky. Saccadés ou fluides, animaux ou végétaux, les mouvements contemporains se mêlent parfaitement à la gestuelle classique. Le dessin des déplacements, tout implacable qu'il est, surprend sans cesse. Les assemblages entre corps, espace scénique, objets et musique sont décadrés, dissonnants, fantaisistes.

O variation autour d'apollon musagète de stravinsky

Sur un plateau gris pâle où seule trône une structure cubique
en plexiglass, dans la pleine symphonie, lumineuse, ronde en ouïe de Stravinsky, pénètre une silhouette cambrée, en combinaison collante anthracite et noire. Cette première scène donne le ton. La finesse du design n'exclut pas l'humour — couleurs sobres s'acoquinant aux teintes acidulées, formes pointues à la Star Trek s'apprêtant aux objets les plus raffinés. L'art de la ligne couvre tout le spectre des possibles, des arètes acérées du décor aux courbes des corps vrillés, évoluant sur demi-pointes : Clark est sans nul doute un chorégraphe des contrastes.

Le temps d'une hypnotique série de duos, trios ou solos juxtaposés, les ondulations des danseurs attrapent prodigieusement le regard, au point qu'on en avait presque oublié le cube, soudain rappelé à notre mémoire sous une douche de lumière. Un danseur apparaît alors en son centre. Les jeux d'opacité et de transparence, de lumière et de matière, font de la structure une magnifique chrysalide qui sert une métamorphose. À l'intérieur du cube, chacune des parois offre un miroir au danseur : leur agencement plie, démultiplie, géométrise ses mouvements, déroutant palais des glaces.

Clark a le chic de l'anamorphose : en déplaçant le point de vue, il offre une image unique, qui change tout de la danse. Le plateau se transforme en surface laiteuse. En fond de scène, un mur du même blanc, découpé de portes articulées sur pivot, avale ou laisse surgir à vive allure les six danseurs, en habit blanc brillant.

Ces corps blancs sur fond blanc ne sont pas sans rappeler le Carré blanc sur fond blanc de Malevitch. On pense aussi assez volontiers à Kandinsky : la petite histoire veut qu'il ait découvert l'art abstrait en accrochant un tableau à l'envers. Ne dirait-on pas que Clark pose les danseurs à l'envers sur le plateau, tête en bas, inventant une danse non figurative ? Il y a aussi du Mondrian dans la persévérance du déplacement des corps jusqu'à l'endroit juste, parfait. Ce petit carré rouge qui bouge de tableau en tableau jusqu'à se tapir à l'endroit idéal, on le retrouve ici, dans la tache de couleur ou de matière, qui s'acharne à trouver sa place.




Qui est michael clark ?

Après une formation classique au Royal Ballet School de Londres et des stages avec Merce Cunningham, celui que l'on appellera désormais "l'enfant terrible de la danse anglaise" entame sa carrière au Ballet Rambert. Il part ensuite à New York rejoindre la compagnie de Karol Armitage. L'explosion punk va dès lors marquer en profondeur son travail. Alors à peine âgé de 20 ans, il monte ses propres chorégraphies qui retentissent d'emblée à l'échelle internationale et fonde en 1984 sa propre compagnie : Michael Clark and Dancers. Qualifié de post-punk ou de post-moderne, c'est dans la collision du classique et du contemporain que s'exerce son talent. Parallèlement à son travail de chorégraphe, il participe à des projets cinématographiques avec Charles Atlas ou avec Peter Greenaway, pour lequel il incarne Caliban dans Prospero's book (1991). Depuis 2005, avec la Michael Clark Company, il est artiste-associé au Barbican Centre de Londres.

# Posté le vendredi 04 juillet 2008 09:28